C’est avec fébrilité que je lance cet événement de 3 jours qui se veut un rassemblement de passionnés et d’amateurs de culture, histoire et patrimoine maritime à Tadoussac en Haute-Côte-Nord.

RENDEZ-VOUS DE LA CULTURE MARITIME 2019 – 1ère édition
À la confluence des marins!

14-15-16 juin 2019

À la confluence des marins!

Crédit photo: GREMM

« À la confluence des marins » fait référence à la zone de confluence de l’embouchure du Saguenay où il y a la « rencontre » des eaux…  celle du Saguenay, noire et très sombre et celle du fleuve Saint-Laurent, verte et très riche en phytoplancton, mais plus claire.  Parfois le courant de marée montante est si fort que cette confluence remonte dans le fjord plus haut que la ligne des traversiers de Tadoussac-Baie-Ste-Catherine.  Magnifique! 

C’est donc ceci « À la confluence des marins », je souhaite que ce soit un événement de partages et d’échanges avec vos pairs passionnés et les amateurs intéressés par cette culture maritime, mais qui s’y connaissent moins. Également, une rencontre avec des professionnels du milieu et les infrastructures maritimes de la région et les marins de cœur.

Aussi, dans cette zone, le brassage des eaux apporte bon nombre d’éléments nutritifs et au final c’est la rencontre de la faune marine qu’on y retrouve… krill, poissons, oiseaux et même les baleines. De bien belle rencontres, n’est pas? Tous au même endroit!

En résumé, 5 façons de participer à l’événement:

  1. BILLET V.I.P. Toute la programmation est incluse dans ce forfait pour une fin de semaine 100% maritime. 14-15-16 juin 2019. 150$ +frais +tx en VENTE jusqu’au mercredi 12 juin 23h59.
  2. DOUBLE CONFÉRENCE: Sur les accidents maritimes du Saint-Laurent Samedi 15 juin à 19h30 à la salle Marie-Clarisse de l’Hôtel Tadoussac. Sur le web 20$ +tx / Sur place 23,50$ +tx.
  3. PORTES OUVERTES : Lors de la conférence sur Les corsaires du Saint-Laurent et ensuite, visite des exposants. Entrée gratuite, samedi 15 juin 14h (conférence) et 15h à 17h30 (exposants) à la salle Marie-Clarisse de l’Hôtel Tadoussac.
  4. CONFÉRENCES DU SAMEDI MATIN pour assister aux trois conférences du samedi matin, 15 juin de 9h à 12h30. Inclus une pause-café matinale de l’Hôtel. À la salle Marie-Clarisse de l’Hôtel Tadoussac. En vente sur le web à 35$ +tx (frais EventBrite inclus) jusqu’au vendredi 14 juin, 23h59 et à la porte (s’il reste des places) à 40$+tx
  5. CONFÉRENCES DU DIMANCHE MATIN pour assister aux trois conférences du dimanche matin, 16 juin de 9h à 12h30. Inclus une pause-café détente pour vous rassasier avant de quitter. À la salle Marie-Clarisse de l’Hôtel Tadoussac. En vente sur le web à 35$ +tx (frais EventBrite inclus) jusqu’au vendredi 14 juin 23h59 et à la porte (s’il reste des places) à 40$+tx.

Il y aura un cocktail de bienvenue, un souper-buffet du restaurant Le Coverdale, neuf conférences, des exposants et des visites réservées aux détenteurs de billets V.I.P.  Le tout à saveur maritime de la région et du Québec. Tout est dans le but d’échanger, réseauter, discuter, se rencontrer et connaître d’autres facettes de notre magnifique culture maritime.

Pour un fin de semaine 100% maritime!

Un billet V.I.P. vous donne accès à toute la programmation de cette fin de semaine incroyable. Présentement en VENTE jusqu’au mercredi 12 juin 23h59. Faites vite! Quantité limité!

Au menu avec le Billet V.I.P. seulement

  • Cocktail de bienvenue à saveur de la Microbrasserie de Tadoussac (vin et punch sans alcool offert également)
  • 7 conférences de nombreux sujets maritimes
  • 1 double conférence en soirée
  • Excellent souper buffet de l’Hôtel Tadoussac (valeur de 52$ (service inc.)+tx
  • Visites (ex: Stations pilotage, Station communication trafic maritime, Traversiers neufs de Tadoussac, Navire recherche et sauvetage Garde côtière canadienne et plus)
  • Exposants (maquettistes, organismes maritimes et autres…)
  • Cadeaux

Programmation complète :

Vendredi de 13h à 16h: Visites aux Escoumins

  • Centre de services de communication et de trafic maritime de la Garde côtière canadienne
  • Station de pilotage de l’Administration de pilotage des Laurentides

Vendredi 16h30 : Cocktail de bienvenue à saveur de la Microbrasserie de Tadoussac dans le Lobby de l’Hôtel Tadoussac.

Vendredi 18h30: Buffet de l’Hôtel Tadoussac (Le Coverdale).

Samedi 9h à 12h30 : 3 conférences à l’Hôtel Tadoussac, réseautage et exposants (salle Marie Clarisse)

Samedi 14h : Une conférence ouverte au public et gratuite. Les corsaires du Saint-Laurent. Bienvenu aux familles!

Samedi 15h à 17h30 : Portes ouvertes des exposants – gratuit

Samedi 15h à 18h : Visites à Tadoussac

  • Nouveaux traversiers de Tadoussac – Baie-Ste-Catherine de la Société des traversiers du Québec
  • Navire de recherches et sauvetage le NGCC Cap de Rabast de la Garde côtière canadienne

Samedi 19h30 à 23h: Double conférence et fin de soirée au bar – Sujet: les accidents maritimes contemporains avec Hubert Desgagnés, Barbara Pouliot et Jean-Pierre Fillion. (Cette conférence est ouverte au public avec prix d’entrée. Voir les billets) Bar ouvert pendant la conférence

Dimanche 9h à 12h30 : 3 conférences à l’Hôtel Tadoussac, réseautage et exposants (salle Marie Clarisse)

Dimanche 13h00: Visites de deux sites du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent (PMSSL)

  • Station de feux d’alignement de Pointe-Noire (Baie-Ste-Catherine)
  • Station de phare du Cap Bon-Désir (Les Bergeronnes)

Une belle brochette de conférenciers hors-pairs, de vrais passionnés :

***Plus de détails sur chacune des conférences tout en bas.***

Aimeriez-vous visiter…

Des visites exceptionnelles d’infrastructures maritimes de la Haute-Côte-Nord

Lors de cet événement, vous serez au bon endroit pour cela! Ces visites sont offertes en BONUS et réservées aux détenteurs de billets V.I.P. seulement. De plus, plusieurs autre suggestions de visites vous sera faites afin de vous faire visiter les actifs matériels et immatériels maritimes de la région (Tadoussac, Bergeronnes et Les Escoumins). Quais, cale sèche (la dernière artisanale et traditionnelle) et autres endroits évoquant la vie maritime seront au rendez-vous.

***Plus de détails sur ses visites tout en bas.***

EXPOSANTS (partenaires et participants)

Les exposants présents seront, entre autres,

  • Musée maritime du Québec – Capitaine J.E. Bernier
  • Garde côtière canadienne,
  • Parc marin du Saguenay – Saint-Laurent,
  • Fête des chants de marins de Saint-Jean-Port-Joli,
  • Parc marin du Saguenay – Saint-Laurent
  • René Beauchamp,
  • Jean-Pierre Fillion,
  • Alain Franck,
  • Jean-François Blais des 104 Histoires de la Nouvelle-France et de Bordel de mer,
  • Jean-Pierre Fillion de jpfilM (réalisateur du documentaire de Barbara Pouliot)
  • Hubert Desgagnés
  • Jeunes marins urbains
  • Partons la mer est belle.ca
  • Affiches du Chasseur de phares à vendre sur place
  • et plusieurs autres….

Aussi, les détenteurs de billets V.I.P. qui souhaitent présenter leur œuvres (ex: modèles réduits de navires ou autres), leurs projets, vendre leurs livres ou présenter leur organisme, vous aurez droit, sans frais, à une demie-table (nombre limité). Tout ceci dans le but de mieux se connaître. 

Une fin de semaine concoctée pour vous!

Je vous y attends en grand nombre !

PARTAGER AU MAXIMUM. Merci !

LES CONFÉRENCES

DOUBLE CONFÉRENCE : Accidents maritimes du Saint-Laurent

par Hubert Desgagnés et Barbara Pouliot

La double conférence sera ouverte au public avec un prix d’entrée. Elle sera dans la soirée du samedi 15 juin à partir de 19h30. Ces conférences seront présentées par Hubert Desgagnés et Barbara Pouliot.

Double conférence (ouverte au public)

PREMIÈRE PARTIE : Conférence Pour que d’autres puissent vivre par Hubert Desgagnés

‘Pour que d’autres puissent vivre », fait référence à la devise des équipes de recherches et sauvetage. Le fleuve Saint-Laurent a été le théâtre de plusieurs accidents maritimes. Certains des plus sérieux ont coïncidé avec l’ouverture de la Voie Maritime de Saint-Laurent qui a amené un accroissement du trafic maritime. Après le drame de L’EMPRESS OF IRELAND vis à vis Pointe au Père en 1914, c’est le naufrage du minéralier TRITONICA au large de Petite Rivière Saint-François qui a constitué la seconde plus importante tragédie avec 33 pertes de vie. Ce naufrage, survenu le 20 juillet 1963, a été le point de départ visant l’amélioration de la sécurité maritime sur le fleuve Saint-Laurent. Au travers de ces accidents, l’Aigle d’Océan, le Fort Albany, la drague Manseau 101 et plusieurs autres, Hubert Desgagnés vous invite à effectuer le survol d’un fleuve devenu petit à petit un peu plus sympathique.

Hubert Desgagnés est retraité de la Garde côtière canadienne après 38 ans de carrière.  Issu d’une famille de marins originaire de Saint-Joseph-de-la-Rive. Il a débuté sa vie professionnelle en qualité d’officier de navigation pour la Garde côtière canadienne. Titulaire d’un brevet de commandant. Après avoir navigué sur différents navires de la Garde côtière, tant sur le fleuve Saint-Laurent que dans l’Arctique, il s’est spécialisé en recherche et sauvetage maritime et est devenu l’officier responsable du Centre de sauvetage maritime de Québec.  Depuis, il a participé à plusieurs missions d’évaluation des services de recherche et sauvetage pour le compte de l’Organisation maritime internationale (OMI), dans plusieurs pays d’Afrique et dans les Antilles. Hubert Desgagnés demeure actif dans le domaine maritime, entre autres au niveau de la formation des équipages et des sauveteurs bénévoles de la Garde côtière auxiliaire canadienne. Il est également consultant maritime et il est l’auteur de plusieurs articles ayant pour thème la mer. Et pour compléter, il est l’un des quelques gardiens de l’histoire maritime du fleuve, en s’occupant de préserver l’histoire des goélettes du Saint-Laurent à titre d’expert scientifique pour le Musée maritime de Charlevoix et en étant l’un des administrateurs de la page Facebook « Amateurs des caboteurs en acier du Saint-Laurent ».

DEUXIÈME PARTIE – Documentaire Faux départ: Incident du Fort William par Barbara Pouliot

Ce documentaire sera présenté EN PREMIÈRE. Il raconte e chavirement soudain du Fort William de la CSL dans le port de Montréal en 1965 seulement 5 mois après son lancement à la Davie. Dans »Faux départ : Incident du Fort William », suivez Barbara Pouliot, fille d’un des survivants, dans sa quête. Elle rêve de monter à bord du navire pour prendre le pouls des lieux. Débuter sa carrière d’officier de navigation et survivre à un renversement de navire, où 5 membres d’équipage perdent la vie : quels sont les impacts sur la vie professionnel et personnel? John Pouliot, officier de navigation retraité et survivant du renversement du navire, nous livre son témoignage. Il nous guide à bord du navire afin de nous relater le fil des événements de l’accident et nous indique comment il s’est extirpé du navire gîté. Une modélisation 3D du cabinage du navire nous ramène dans la nuit de l’accident et permet de comprendre les conditions d’évacuation ; lorsque le plancher et le plafond deviennent murs et vice versa ; lorsque l’éclairage électrique des cursives s’interrompt dans la nuit et laisse place à la forte lumière provenant de l’explosion et de l’incendie de la cargaison de carbure de calcium et de naphta; lorsqu’il faut sauter sur le quai à partir de la coque, laissant derrière possiblement des membres d’équipage; lorsque le temps disponible pour l’évacuation représente moins d’une minute.

Barbara Pouliot, alias Histoires De Marin sur Facebook, est née à Saint-Michel-de-Bellechasse dans une famille de marins. Elle a grandi aux rythmes des voyages de son père navigateur, John Pouliot sur lequel, elle a écrit un livre Lever l’ancre. Fascinée par la vie en mer et la navigation, elle a travaillé sur deux navires de la Garde côtière, où elle a pu sillonner les eaux salées de la Basse-Côte-Nord et les mers arctiques. Détentrice d’un baccalauréat en aménagement forestier. Ses racines maritimes l’ont pourtant rappelé de nouveau, elle travaille depuis 2 ans comme analyste en transport maritime au ministère des Transports du Québec.

Les corsaires du Saint-Laurent

par Jean-François Blais des 104 Histoires de la Nouvelle-France

Cette conférence est la seule ouverte au grand public gratuitement et qui accueille les familles. Venez à la découvertes des pirates du Saint-Laurent, dits les corsaires.

Les pirates et corsaires n’ont pas seulement sévi dans les mers du sud : il y en avait ici aussi, sur le fleuve Saint-Laurent, à l’époque de la Nouvelle-France! Et leurs histoires n’ont rien à envier aux célèbres pirates immortalisés par le cinéma qui naviguaient dans les Caraïbes! Venez vous faire raconter l’histoire de quelques-uns d’entre eux.

Jean-François Blais est historien et réalisateur des balados «104 histoires de Nouvelle-France» et «Bordel de Mer, la radio Internet des chants de marins». Il est de plus musicien dans le groupe Brise-Glace qui iront chanter cet été à la 30e édition de la Fête du chant de marin de Paimpol en Bretagne. C’est en travaillant sur la réplique du Pélican qu’il a découvert sa passion pour la mer et sa culture.

Les Bateaux blancs

par René Beauchamp

Crédit photo: www.TidesofTadoussac.com de Tom Evans

»Les bateaux blancs’‘ sont les navires de croisière de la Canada Steamship Lines. La conférence relate diverses facettes de l’époque mémorable où ces navires étaient omniprésents sur le fleuve St-Laurent et la rivière Saguenay durant la belle saison. Plusieurs se souviennent de ces années ou en ont entendus parler. L’ère des plus connus des Bateaux Blancs débute en 1923 avec l’achat d’un navire américain qui fut renommé Richelieu. Il avait été construit en 1913 sous le nom de Narragansett.  Suivirent trois autres construits à Lauzon par le chantier maritime Davie, le St.Lawrence en 1927 et le Tadoussac l’année suivante ainsi que le Québec qui malheureusement fut détruit par un incendie en 1950 au quai de Tadoussac. Cette belle tranche d’histoire se termina en 1965 car la compagnie décida de se départir de ses trois navires passagers à la suite d’une saison désastreuse financièrement, car la compétition faite par l’avion et l’automobile poussera la CSL à cesser ses opérations de croisières de luxe. C’était la fin d’une époque.

M. Beauchamp est un passionné. Il s’intéresse aux navires depuis sa tendre enfance. Photographe et historien amateur depuis 1966, il possède une extraordinaire collection de photographies de navires toutes bien répertoriées. Il a débuté en 1983 une publication annuelle concernant les navires qui transitent les écluses de la Voie maritime du Saint-Laurent. Pendant quelques années, il a publié en anglais un bulletin maritime à chaque mois. Il est également co-administrateur de deux groupes Facebook, soient les Amateurs de traversiers au Québec et les Caboteurs en acier du Saint-Laurent.

Reproduire le réel… ou l’imaginaire –Modélisations 3D à saveur maritime

par Jean-Pierre Filion de jpfilM

Incursion dans la représentation 3D d’éléments maritime du Saint-Laurent : navires, phares et baleines . Parallèle avec d’autres modes de représentation, comme les maquettes. Bref aperçu technique et utilisations possibles. Historique de quelques réalisations.

Jean-Pierre a grandi sur les rives du fleuve, de Baie-Comeau à Rimouski et de Sept-Iles à Québec. Biologiste de la faune en éducation et amateur de patrimoine maritime, Jean-Pierre compte plusieurs réalisations en lien avec le fleuve telles que des vidéos, des chansons, un conte, des animations web, des modélisations 3D et même des pièces de théâtre! Il est par ailleurs le réalisateur du documentaire Faux départ : l’incident du Fort William de Barbara Pouliot.

Les épaves de Charlevoix : 10 ans d’expéditions, entre mers et montagnes

par Sébastien Pelletier et Jean-Pierre Richard, Plongeurs d’épaves techniques du Québec (PETQ)

Le fleuve Saint-Laurent constitue un formidable terrain d’exploration pour qui choisit de s’adonner à la plongée d’épave. Cependant, explorer le fond de ce majestueux cours d’eau est loin d’être une sinécure, surtout lorsqu’il s’agit de son moyen estuaire, à la hauteur de la région de Charlevoix. Plusieurs contraintes se retrouvent alors au même endroit, en même temps : eau très froide, sombre, turbide, des marées aux coefficients importants pouvant entraîner de très forts courants ainsi qu’une météo souvent capricieuse. Il n’est alors pas étonnant que cette région ne soit pratiquement jamais plongée. Comme le dit un vieil adage, le Saint-Laurent, on le plonge quand on peut et non quand on veut. Dans le cadre de cette présentation, Sébastien et Jean-Pierre aborderont le sujet de l’exploration en 2015 et en 2016 de deux des trois plus grandes épaves du Québec soit celle du vraquier de 221 m de longueur SS Leecliffe Hall, sombré en 1964, et du minéralier de 161 m de longueur N/M Tritonica, sombré un an auparavant, tout deux des suites d’une collision avec un autre navire. Mais avant de pouvoir se mesurer à l’impétueux fleuve Saint-Laurent et explorer ces deux épaves format géant, ils ont dû gagner de l’expérience sur d’autres épaves plus accessibles et moins imposantes de la région. Un long parcours de familiarisation, effectué une plongée à la fois et ponctué de nombreux rebondissements.

Sébastien Pelletier, rédacteur en chef du magazine québécois d’activités subaquatiques En Profondeur et candidat au doctorat en sciences géographiques à l’Université Laval, est le président du groupe des Plongeurs d’épaves techniques du Québec (PETQ). Plongeur récréatif depuis 1993 et technique depuis 2004, sa curiosité pour le monde sous-marin l’a amené à explorer divers fonds marins de la planète tels que ceux des Caraïbes, de la mer Méditerranée, de l’océan Pacifique nord ainsi que de l’océan Atlantique nord et sud. La même curiosité lui a aussi permis d’œuvrer quelques années dans le domaine de la plongée commerciale extracôtière, plus communément appelée plongée offshore. Ses missions l’ont envoyé principalement dans les chantiers gaziers et pétroliers du golfe du Mexique (É-U et Mexique) et du golfe de Guinée (Congo et Angola). Il consacre maintenant ses immersions à explorer le fleuve Saint-Laurent, à la recherche d’épaves inexplorées.

Sébastien joue un rôle déterminant au sein des PETQ.  Recherchiste, responsable des relations publiques, planificateur et organisateur, il est en quelque sorte le cerveau du groupe en ce qui a trait à la recherche et l’élaboration des programmes d’expédition. Méthodique et rigoureux, il est souvent à l’origine des projets d’aventure du groupe entraînant régulièrement, grâce à sa persévérance, les participants beaucoup plus loin que ce qu’ils s’étaient imaginés au départ.

Ingénieur de formation et œuvrant dans la fonction publique depuis 25 ans, Jean-Pierre Richard entreprend sa formation de plongeur en 2001. Il poursuit rapidement sa formation jusqu’à devenir plongeur technique trimix en 2005. S’en suit avec ses collègues des Plongeurs d’épaves techniques du Québec (PETQ) une série d’expéditions sur la côte est américaine, en Floride et dans les Grands Lacs, allant même jusqu’au lac Supérieur en 2013 pour y plonger la magnifique épave du Gunilda, qualifiée comme l’une des plus belles au monde selon l’équipe Cousteau. Ces dernières années, il se concentre principalement sur notre majestueux fleuve Saint-Laurent, où abondent les vestiges de nombreux naufrages oubliés.

Au sein de son groupe de plongeurs, Jean-Pierre tient le rôle de logisticien, de cerveau en matière d’organisation sur le terrain, avec comme objectif ultime la recherche de l’efficacité optimale combinée à la prise des meilleures décisions compte tenu du contexte. En expédition de plongée d’épave, rien ne doit être laissé au hasard tant dans les phases de planification que d’exécution et sa grande expertise dans ce domaine est continuellement mise à contribution au profit de l’équipe.

La navigation dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent : enjeux, suivi et gestion

par Samuel Turgeon, Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent est l’un des endroits au Canada où le trafic maritime est le plus dense, principalement en saison estivale. En plus de la voie maritime du Saint-Laurent qui le traverse, le parc marin supporte une importante industrie d’excursions aux baleines. De plus, 3 routes de traversiers traversent le parc, dont une à l’année et deux saisonnières. En saison estivale, le parc marin est également fréquenté par les plaisanciers et 11 marinas se trouvent à proximité. S’ajoutent à ce volume de trafic, des bateaux de recherche scientifique, des navettes, des écoles de voile, des kayaks et des bateaux de surveillance ou de services. Le parc marin est également une aire d’alimentation pour différentes espèces de rorqual et la majeure partie de son territoire fait partie de l’habitat essentiel du béluga du Saint-Laurent, une espèce en voie de disparition.

Les conséquences des activités de navigation sur les écosystèmes marins sont maintenant reconnues et de plus en plus documentées, particulièrement sur les mammifères marins. Elles sont mêmes identifiés comme l’une des principales menaces au rétablissement de plusieurs populations. En raison du fort volume de trafic, la gestion des activités de navigation et de ses conséquences sur les écosystèmes, est au cœur de plusieurs mesures de conservation en place au parc marin.

La présentation portera sur 1) les effets de la navigation sur les écosystèmes marins et plus particulièrement sur les mammifères marins; 2) le portrait de la navigation dans le parc marin en 2017; 3) les différents outils et mesures de gestion en place au parc marin afin d’encadrer les activités de navigation et d’en atténuer leurs effets.

Technicien en géomatique des écosystèmes, Samuel Turgeon est membre de l’équipe de conservation de Parcs Canada au parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, il travaille notamment sur la navigation dans le parc marin et la mise en place de mesure de gestion pour minimiser les impacts sur les écosystèmes.

Tant qu’à lui, le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent protège une région marine où la diversité animale et végétale est exceptionnelle : des algues microscopiques à la gigantesque baleine bleue, plus de 1800 espèces sauvages y ont été observées. Créé en 1998, il est cogéré par les gouvernement du Québec et du Canada.

L’héritage de la culture maritime dans l’univers mental des Québécois

par Alain Franck, ethnologue spécialisé en histoire maritime et conservateur au Musée maritime du Québec – Capitaine J.E. Bernier

Le Saint-Laurent a défini notre histoire. En symbiose avec lui, nous avons créé des paysages singuliers qui nous caractérisent. Nous avons hérité d’un patrimoine naturel exceptionnel tout au long de ses rives. Nous avons aussi semé tout au long de son cours des patrimoines historiques et culturels d’une grande richesse. Plus que jamais, le fleuve est un outil de développement économique. Il est aussi le fil conducteur de la mise en valeur d’un patrimoine remarquable, clé du développement touristique.

Qu’est-il advenu de notre relation avec le Saint-Laurent, de ce tissu complexe, fabriqué depuis plusieurs centaines d’années et de la sauvegarde de notre culture maritime ? Hier imprégnées d’eau, nos habitudes d’aujourd’hui nous conduiraient-elles à renier cette relation au fleuve, à oublier cet héritage ?

Alain Franck est un ethnologue spécialisé en histoire maritime et un auteur prolifique sur le sujet. Sa maîtrise portait sur ces fameuses goélettes à voile.  Son ouvrage, Le cabotage à voile sur le Saint-Laurent paru en 1984, l’a fait connaître. Pendant sa carrière, il a été gestionnaire des collections et de la production des expositions au Musée maritime du Québec, mais également au Musée de la Civilisation. Il n’hésites pas à mettre à profit son expertise en participants à différents projets. En ce sens, en 2009, il a été reconnu par le Conseil des monuments et sites du Québec en recevant un certificat d’honneur dans la catégorie ‘Implication d’un individu » pour son engagement remarquable depuis plus de 35 ans dans les domaines de la conservation, de la protection et de la mise en valeur du patrimoine. Il est actuellement conservateur au Musée maritime du Québec – Capitaine J.E. Bernier à L’Islet.  

La mer… une passion

par Yves Plourde, pilote du Saint-Laurent et président de la Corporation des pilotes du Bas Saint-Laurent

L’histoire de la vie d’un marin qui devient pilote du Saint-Laurent. Défis, anecdotes et passion seront au rendez-vous.

Yves Plourde est pilote du Saint-Laurent. Depuis quelques semaines, il est maintenant le nouveau président de la Corporation des pilotes du Bas Saint-Laurent depuis ce 17 avril 2019. Il est natif d’un petit village gaspésien à vocation maritime, Les Méchins, bien connu pour le chantier maritime Verreault. Il a fait ses études à l’Institut maritime du Québec de 1980 à 1985. Il obtient son premier brevet d’officier en juin 1984 puis son brevet de capitaine au long cours en mai 1994. M. Plourde suit une carrière de navigateur s’étalant sur 15 ans à bord de divers navires et fait ensuite son entrée au pilotage à la Corporation des Pilotes du Bas Saint-Laurent en tant qu’apprenti pilote au printemps 1996. Il sera breveté pilote en avril 1998.

Les visites

Les visites sont dites »libres » car elles sont offertes en BONUS aux détenteurs de billets V.I.P. Elles constituent d’excellentes suggestions pour connaître des actifs maritimes matériels et immatériels de la région de la Haute-Côte-Nord.

Les visites majeures

Ces visites seront guidées par les organisations les dirigeants. Elles ouvrent leurs portes que pour le moment de l’événement. Une chance unique de découvrir ces installations.

  • Inscription obligatoire. Vous devrez vous inscrire pour y avoir accès, car elles sont limités à une dizaine de personnes par tour. La demande d’inscription vous sera envoyée une semaine avant votre arrivée.
  • Habillez-vous chaudement et à porter des souliers confortables.
  • Ces visites ne sont pas appropriées à des personnes à mobilité réduite.
  • Portez avec vous votre cocarde ou votre facture de l’événement comme preuve.

Les visites majeures:

  • La station de pilotage de l’Administration de pilotage des Laurentides et leurs bateaux-pilotes aux Escoumins.
  • Le Centre de services de communication et de trafic maritimes de la Garde côtière canadienne Les Escoumins.
  • Les traversiers neufs de Tadoussac – Baie-Ste-Catherine, NM Armand-Imbeau 2 et NM Jos-Deschênes 2 (du pont à la timonerie) à Tadoussac.
  • Le navire de recherche et sauvetage, le NGCC Cap de Rabast de la Garde côtière canadienne à Tadoussac.

Visites libres

En plus de ces visites, plusieurs autres visites vous sont proposées afin d’enrichir votre connaissance du milieu maritime de la région. Ces visites sont libres et à votre guise. Ce sont des points d’arrêts intéressants pour des passionnés. Dans un document que vous recevrez quelques jours avant votre arrivée, vous serez guidé pour aller à tous ces endroits proposés.

Visites par secteur

Vendredi après-midi : visites aux Escoumins

  • La station de pilotage de l’Administration de pilotage des Laurentides et leurs bateaux-pilotes aux Escoumins.
  • Le Centre de services de communication et de trafic maritimes de la Garde côtière canadienne Les Escoumins
  • Un tour sur le quai de la Traverse de Trois-Pistoles – Les Escoumins
  • Les panneaux d’interprétation sur la promenade de la Baie des Escoumins
  • Pointe à la Croix.

Vendredi après-midi: visites aux Bergeronnes

  • Le quai des Bergeronnes
  • Archéo-Topo (billet d’entrée inclus dans votre forfait avec présentation de la cocarde). Une visite axée sur l’histoire maritime de la région vous sera faite. Les épaves de la Côte-Nord et bien plus.

Samedi après-midi : visites à Tadoussac

  • Les traversiers neufs de Tadoussac – Baie-Ste-Catherine, NM Armand-Imbeau 2 et NM Jos-Deschênes 2 (du pont à la timonerie).
  • Le navire de recherche et sauvetage, le NGCC Cap de Rabast de la Garde côtière canadienne.
  • La cale sèche Imbeau, la seule cale sèche »naturelle » du Québec et la dernière cale sèche traditionnelle et artisanale au Québec. À voir! L’hiver elle est encore utilisée par les plaisanciers pour l’entreposage de leur bateau. Venez voir ces immenses portes.
  • Les Dunes de sables de Tadoussac, un endroit unique
  • La pointe de l’Islet, un superbe sentier situé à l’embouchure du Saguenay.
  • Quai de Tadoussac
  • La baie de Tadoussac et sa plage
  • La collection de photos de l’Hôtel Tadoussac

Dimanche après-midi: Parc marin du Saguenay – Saint-Laurent (PMSSL) (prix d’entrée inclus pour les V.I.P. avec présentation de la cocarde)

  • Site du Cap de Bon-Désir avec son phare (le phare ne se visite pas) aux Bergeronnes.
  • Station de feux d’alignement de Pointe-noire à Baie-Ste-Catherine. Un promontoire naturel permettant l’observation des bélugas et des petits rorquals, mais surtout un endroit ou un gardien de »phare » habitait et s’occupaient des feux d’alignement permettant d’entrée dans le fjord en toute sécurité et de la corne à brume.

Réseautage

Un excellent moment pour réseauter et connaître d’autres amateurs et passionnés de culture, d’histoire et de patrimoine maritime. Moment parfait pour échanger et discuter.

Pauses de 30 minutes le matin et l’après-midi, cocktail, buffet, soirée au bar et longue heure de dîner, de parfaites opportunités pour aller à la rencontre les »marins » de cœur!

Exposants **** (Quantité limité) (Gratuit avec le billet V.I.P.)

Possibilité d’avoir une demie-table ou une table complète pour présenter vos activités, projets personnels ou professionnels et/ou votre organisme. Répondre à une question du sondage à la fin de votre inscription. Possibilité de vendre vos produits sans frais.

**** Prenez note que si vous prenez un espace d’exposant, vous devrez être présent pendant la période portes ouvertes le samedi de 15h à 17h30.

Hébergement

Tarif préférentiel à l’Hôtel Tadoussac en mentionnant que vous venez pour l’événement maritime de Partons la mer est belle.ca. Demandez-le!

Offre disponible jusqu’à la épuisements du bloc du chambres.