De Jean Guichard et Vincent Guigueno

Monde perdu des phares (Le)

  • Jean Guichard photographie les phares depuis plus de trente ans, rarement par temps calme – si ce n’est pour souligner leur caractère mystérieux et monumental –, plus souvent par gros temps – quand il s’agit notamment de saisir la solitude du gardien pris dans l’œil de la tempête. Cette œuvre au long cours revêt aujourd’hui une nouvelle dimension : elle a valeur de témoignage, illustrant une époque où les phares étaient encore habités tandis que leur automatisation progressive rendait inéluctable la disparition du métier de gardien de phare. Vincent Guigueno, historien et spécialiste des phares, raconte ce monde perdu des gardiens dans leur phare, cette tour bâtie comme aide à la navigation, aujourd’hui désertée par les hommes, et désormais érigée au rang de sentinelle du patrimoine.
  • Le monde perdu des phares ★★★★

    Jean Guichard et Vincent Guigueno, La Martinière, Paris, 2018, 258 pages

  • Les bateaux-phares du Saint-Laurent : En aval de Québec (1830-1963)

De Jean Cloutier et Jean-Pierre Charest

Ancrés de la mi-avril jusqu’au passage du dernier océanique à destination de l’Europe au début de décembre, les hommes d’équipage des bateaux-phares signalaient par leur présence des pièges mortels pour la navigation et ont consacré leur vie à préserver celle de leurs confrères qui avaient la chance de laisser derrière eux un sillage. Jean Cloutier et Jean-Pierre Charest livrent un ouvrage animé par un devoir de mémoire envers ces marins de l’immobile, totalement disparus de notre conscience collective.

Le document se consacre à l’évolution de ces navires « qui n’allaient nulle part ». Il dévoile un aspect humain fascinant, animé par de savoureux entretiens avec les derniers survivants qui vécurent sur la lightship. Il offre une visite détaillée des postes de mouillage et des navires assignés qui parsemèrent notre fleuve majestueux depuis la Traverse-en-Haut jusqu’à la pointe Est de l’île d’Anticosti. Enrichi par une iconographique abondante, cet ouvrage est un hommage à ces acteurs oubliés.

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De Samuel Côté

Le fleuve Saint-Laurent a été le théâtre de nombreux naufrages au cours du XXe siècle. Ces pertes sont imputables, entre autres, à des incendies, à des collisions dans le brouillard, à des conditions météorologiques défavorables ou encore à des erreurs de navigation.
Les naufrages du Québec au XXe siècle retrace, à l’aide de nombreuses photographies, plus d’une centaine de naufrages du siècle dernier, y compris ceux en temps de guerre. L’auteur présente les naufrages les plus significatifs quant aux pertes de vies humaines et les plus spectaculaires.
Cet ouvrage de photographies commentées est un document unique au Québec. Il vous fera revivre les naufrages marquants du XXe siècle dont celui de l’Empress of Ireland, du Simcoe, du Cymbeline, du Québec, du B.F., du Tritonica, de la Manseau 101, du Nadine et du Brier Mist.
Bonne navigation!

De Samuel Côté

De Gérard Piouffe

Exprimer la passion de la mer et de la navigation passe par le plaisir de connaître et de partager les mots justes. Le vocabulaire maritime, riche et imagé, est solidement ancré dans la langue française. qu’il s’agisse de conserver le cap, ou de larguer les amarres, une part importante de ce vocabulaire est même passée dans l’usage courant.
L’objet de ce livre est de retrouver les mots liés à la vie du marin, et de proposer d’en savoir plus sur leur origine, leur histoire et l’évolution de leur sens, et sur l’univers maritime qu’ils désignent.
Plus de 600 mots sont ainsi regroupés et, en 11 petits dictionnaires thématiques : la plaisance ; les ports et les escales ; la météo ; la manœuvre ; la croisière ; la marine d’autrefois ; la marine de l’ère industrielle ; les dangers de la mer ; les grandes courses à la voile ; quelques femmes et hommes de la mer ; savants, artistes et institutions de la mer.
Destiné à ceux que la voile et la mer passionnent (amateurs ou professionnels), cet album, abondamment illustré, notamment par les collections du musée de la Marine, invite au voyage et à l’évasion.

De Pol Corvez

« Mettre les voiles » vient du langage des marins, mais sait-on que arriver, démarrer, gare ou pagaille sont également des termes de métiers des gens de mer ? Voici un voyage dans la riche histoire de l’élaboration du français d’aujourd’hui, pour découvrir l’apport des cultures maritimes dans nos mots de tous les jours. Aux mots latins ou romans (passeport…) et celtes (aborder…) se sont ajoutés de nombreux autres, apportés par les marins scandinaves (équipage…), néerlandais (matelot…), anglais (péniche…), espagnols (sombrer…). D’autres nous viennent des Arabes (goudron…), voire des Arawaks (canot). Pour chaque terme usuel sélectionné, l’étymologie est indiquée, les expressions populaires qui y sont liées sont signalées – où l’humour n’est jamais loin -, le sens marin est précisé, le sens dérivé commenté.

De Patrice Halley

Imaginez une route qui court sur les deux rives d’un fleuve si majestueux qu’on le surnomme «la mer», et qui va de la pointe Bonaventure à Natashquan, en passant par Tadoussac, Anticosti et les îles de la Madeleine! Cette route, c’est celle des phares, une route côtière méconnue des visiteurs et une route maritime un peu oubliée des marins eux-mêmes. Dans Les sentinelles du Saint-Laurent, Patrice Halley nous emmène à la découverte de ces phares, là où la mer s’unit avec la terre pour créer des paysages d’une exceptionnelle beauté.

D’Alain Franck

  • Naviguer sur le fleuve au temps passé - ALAIN FRANCKLe Québec a toujours été une des régions maritimes les plus actives du monde occidental. Il est pour ainsi dire né de la mer. Dès le début, chacun comptait sur le fleuve et les navires pour assurer sa subsistance, ses échanges et ses communications.

Curieusement, les bateaux du Saint-Laurent sont des acteurs méconnus de l’histoire du Québec. Alain Franck, ethnologue spécialisé en histoire maritime, ravive ici les souvenirs évoqués par ces voiliers, paquebots, vapeurs, barges, goélettes et autres embarcations qui ont longtemps sillonné le fleuve, à l’époque où il était la seule grande voie de communication. L’auteur raconte, par l’image et le texte, la relation de l’homme avec l’eau et les activités des gens du fleuve, à travers des thèmes comme la construction navale, le cabotage, les naufrages, le transport des passagers, les phares, et bien d’autres.

De Marjolaine Saint-Pierre

Né a L’Islet en 1852, sur les bords du Saint-Laurent, Joseph-Elzéar Bernier commence très jeune à naviguer avec son père, capitaine au long cours. A 17 ans, il prend le commandement de son premier navire, le Saint-Michel, qu’il conduit jusqu’en Europe. La carrière qu’il poursuit sur toutes les mers du monde a peu d’équivalent dans l’histoire de la marine marchande canadienne. Bernier effectue plus de 250 traversées de l’Atlantique, dont plusieurs dans des temps records. Après 25 ans de navigation, il accepte de rester à terre pour diriger la prison de Québec. C’est alors qu’il s’adonne sérieusement à l’étude des expéditions dans l’océan Arctique et à la course vers le pôle Nord. Il élabore un plan d’exploration et tente d’éveiller l’intérêt de ses concitoyens et du gouvernement pour la frontière arctique. De 1904 à 1911, puis de 1922 à 1925 ; à bord de l’Arctic, il dirige des expéditions pour le compte du gouvernement canadien. En 1909, il revendique officiellement tout l’archipel de l’Arctique, au nom du Canada, en dévoilant une plaque sur l’île Melville. Au total, Bernier effectue onze expéditions et hiverne sept fois dans l’Arctique. Sa connaissance de la navigation dans ces eaux difficiles dépasse celle de tous les autres navigateurs de son temps. Quand il prend sa retraite, en 1927, il a 75 ans. Celui que l’on considère comme le plus grand navigateur canadien s’est donné corps et âme à sa dangereuse vocation et à sa dévorante passion pour la mer et les bateaux. Reconnu comme l’homme du Grand Nord canadien, Joseph-Elzéar Bernier s’est inventé un rêve fabuleux : conquérir le pôle Nord. Chemin faisant, il s’est découvert une importante mission politique, celle de donner une frontière arctique à son pays. A l’heure où l’on entrevoit la possibilité de naviguer dans des régions polaires libres de glaces, ses expéditions au nom du gouvernement canadien prennent un nouveau sens.

De Alain Raimbauld

Joseph-Elzéar Bernier est un des plus illustres explorateurs et navigateurs du Canada. Né en 1852 à L’Islet-sur-Mer dans une famille de grands navigateurs, il deviendra lui-même capitaine à l’âge de 17 ans seulement. Plus vieux, il développera une passion sans borne pour l’Arctique. Ainsi, entre 1906 et 1925, il fera plus de dix expéditions dans l’Arctique, plusieurs étant financées par le gouvernement canadien qui, après un certain désintérêt initial, commencera à porter attention à ces mers et terres du Nord. Le 1er juillet 1909, Joseph-Elzéar Bernier dépose une plaque sur l’île de Melville proclamant la souveraineté du Canada sur les îles de l’Arctique.

De Mario Mimeault

2894486499Les pêcheurs de la France atlantique ont alimenté le courant d’une population aussi nombreuse que mobile à exploiter les richesses du Nouveau Monde. Ils étaient Normands, Bretons, du Centre-Ouest français, de la Charente maritime et du Pays basque. Ces visiteurs saisonniers ont pendant le XVIe siècle défriché avec ardeur les hauts bancs du golfe Saint-Laurent ou bien dressé des installations sommaires sur les côtes de la colonie. Leurs navires s’en retournaient chargés de morues, d’huile de baleine et même de fourrures. Leurs fils les ont suivis au siècle suivant et commencèrent à s’installer au Nouveau Monde.Parmi ces premiers exploitants, les Basques ont marqué l’imagination de nos contemporains. On les a vu comme d’intrépides gueules d’embrun. On les a imaginés en hardis marins sillonnant les mers sur des coquilles de noix, en audacieux baleiniers qui s’en prenaient à des cétacés des centaines de fois plus gros qu’eux, en de farouches corsaires qui harcelaient les équipages étrangers, mais la vérité se veut plus nuancée. En effet, on ne peut résumer la présence basque en Nouvelle-France à quelques éphémérides de ce type.Ce livre sur les Basques et les gens de Bayonne témoigne des activités économiques majeures qui les ont amenés et retenus en Amérique. Cet ouvrage veut montrer la richesse et la diversité de cette expérience en Nouvelle-France suivant une perspective canadienne. Il s’agit moins dans cette approche d’attribuer des palmes de mérite que d’identifier une présence, de définir des activités, de montrer leurs suites sur l’entreprise de colonisation dans la vallée laurentienne et sur le littoral ainsi que de préciser un mode de vie et une succession d’activités au fil du développement de la colonie.

De Yvon Desloges

        

De Jean Guichard   (une version de 2015 et une autre de 2017)

            

2015                                                       2017

Pendant plusieurs semaines de l’hiver 2013-2014, les tempêtes s’enchaînent sur les côtes de l’Atlantique et de la Manche. Vingt-cinq ans après ses premiers reportages, Jean Guichard a de nouveau survolé les tours mythiques des côtes de France pour les saisir dans le déferlement interminable des dépressions hivernales. Le mariage de ces nouvelles images et de clichés désormais historiques est époustouflant et émouvant. Accompagné des textes du meilleur spécialiste de l’histoire des phares, Jean-Christophe Fichou, ce beau livre renouvelle l’imaginaire «tempestaire» de ces monuments exposés à la mer qui les menace et les sublime. En datant ses prises de vue, Jean Guichard inscrit son oeuvre dans une histoire des phares, dont il est un témoin privilégié, contribuant à faire connaître ce patrimoine aujourd’hui protégé.

De Normand Payette

Les Surveillants du fleuve: Incursion des Allemands sur le Saint-Laurent (1937-1945) par [Payette, Normand] De 1937 à 1945, Normand Payette nous entraîne avec un sens du rebondissement sans pareil de Montréal à Terre-Neuve, en passant par Québec, Trois-Pistoles, Matane et Anticosti, sans oublier la Côte-Nord du Saint-Laurent. Autour de Kevin O’Connor, un pilote du Saint-Laurent, et de Conrad Tremblay, directeur de la GRC, le défi des surveillants du fleuve sera de faire échec aux manœuvres belliqueuses des Allemands, dont les agents dormants sont infiltrés partout… Révélant des faits historiques que le gouvernement canadien a longtemps cachés à la population de l’époque, l’auteur nous plonge avec réalisme dans la bataille du Saint-Laurent et dévoile le rôle majeur de ces pilotes, gardiens de phare et pêcheurs qui empêchèrent les Allemands de mettre la main sur l’île d’Anticosti. Entre thriller et page d’histoire, un récit ambitieux et passionnant.

De Pierre Camu

Cet ouvrage constitue une étape essentielle dans la connaissance du fleuve et de son importance dans l’évolution du Canada. L’auteur décrit le développement, sur près de deux siècles et demi, du réseau de canaux qui dessert, à partir du Saint-Laurent et de sa Voie maritime, un grand nombre de villes et de ports canadiens et américains.

De Jean Guichard

De Jean Guichard 2016

L’ouvrage « De mémoire de phares … » est issu d’une collecte d’interview réalisée auprès des derniers gardiens de phares de la mer d’Iroise.

L’Iroise, cette mer située au bout du Finistère, tant redoutée par les marins pour ses écueils meurtriers, ses brumes, ses tempêtes et ses courants violents, est jalonnée de nombreux phares, parmi les plus célèbres du monde: Kéréon, La Jument, les Pierres Noires, Armen … Symboles de l’Enfer maritime, de la solitude de l’homme face à l’océan, de sa grandeur aussi, lui qui a pu ériger ces monuments de pierre sur une surface mouvante et imprévisible, les phares ont aujourd’hui perdu leurs gardiens : les feux, réconforts du marin dans 1 ‘obscurité de sa course, se commandent depuis la terre. La mission quasi-mystique, vestalique, de gardiennage du feu, s’est perpétuée en Iroise jusqu’à ces dernières années et a marqué plusieurs générations d’hommes. Ce sont leurs témoignages uniques qu’ils nous livrent, dernières paroles des phares habités de l’Iroise.

De Adlar Coles et Peter Bruce

Le grand classique d’Adlard Coles, remis à jour par Peter Bruce. Tous ceux qui naviguent ont affronté, ou affronteront un jour, un très gros coup de vent : mer déchaînée, lames déferlantes, rafales dévastatrices… Pourtant, il est peu fréquent que les plaisanciers, voire les navigateurs confirmés, y soient préparés, et beaucoup d’entre eux se sont ainsi retrouvés en péril. Les nombreuses informations techniques et les récits, consignés et analysés dans cet ouvrage, constituent une somme unique, un capital d’expériences vécues inestimable, dont la connaissance est primordiale pour affronter plus sereinement le gros temps. Cette nouvelle édition, la sixième en langue française, a été profondément remaniée et mise à jour, tout en restant fidèle à ce qui était fondamental pour Adlard Coles : humilité, sens marin, expérience des équipages, préparation et connaissance de son bateau. Tous ne réagissant pas de la même manière face à la tempête, il faut garder à l’esprit que le comportement des équipages importe plus que les seules techniques utilisées. Certains chapitres ont été mis à jour ou remplacés, des témoignages poignants ont été ajoutés et le chapitre sur la météo a été réécrit par Jean-Yves Bernot, le grand spécialiste du routage. Navigation par gros temps, c’est le livre que tout le monde doit avoir lu, skipper et équipiers, avant de partir en mer ! Parfois impressionnant, toujours instructif, il doit être pour chacun une invitation à réfléchir à sa sécurité. Et si certains récits ressemblent à de vrais cauchemars, souhaitons qu’ils puissent contribuer efficacement à votre sauvegarde, si un jour il vous faut affronter du gros temps.

De Jean Guichard et Jean-Christophe Fichou

Maisons-phares : le mot est nouveau et le sujet n’a jamais été traité jusqu’ici. De quoi s’agit-il ? De petits phares installés à côté ou sur la maison d’habitation du gardien et de sa famille. On en compte plus de 150 sur le littoral français décrits et photographiés dans cet ouvrage. Ces édifices, s’ils n’ont certes pas la majesté des tours majeures les plus célèbres, comme Armen, Eckmühl ou Les Baleines, présentent cependant un ensemble architectural remarquable qui plus est, situé dans des sites exceptionnels. Bâtis en des temps où le tourisme balnéaire prend son essor, ils se retrouvent enchâssés sur une côte très urbanisée comme à Noirmoutier ou à la pointe d’Agay, mais aussi au sommet de falaises protégées comme au Toulinguet, au fond d’un golfe inaccessible comme à Fornali, voire totalement isolés sur un îlot comme à Tévennec. Autant d’établissements qu’il est parfois difficile d’imaginer en phare.

Avant que ne disparaisse la connaissance de cet ensemble de feux secondaires, cet inventaire d’un véritable trésor architectural tente de rappeler aux amateurs, usagers ou non, l’importance passée de ces fanaux dans un mode d’échanges maritimes, de cabotage et de pêche, qui s’achève aux dépens de celui du tourisme balnéaire et de plaisance.

De Jean-Guichard et Jean-Christophe Fichou 2017

La France a mis très tôt en place le balisage lumineux de son littoral. Ainsi 184 phares continuent d’assurer la sécurité de la navigation sur nos côtes.  En effet, si les systèmes d’aide à la navigation sont de plus en plus performants, les marins continuent  pourtant de porter aux phares une confiance plus grande qu’à tout autre système de positionnement. Ces tours qui ponctuent le littoral français sont également de magnifiques réalisations de pierre et de métal.   Un guide pratique richement illustré par deux spécialistes du sujet : Jean-Christophe Fichou pour les textes et Jean Guichard pour les photographies.   En couverture : Phare de la Jument

De Eileen Reid Marcil

Chants de marins (livres)

Des marins d’Iroise

Monique Durand (auteure)

Une déclaration d’amour au Saint-Laurent.Le Saint-Laurent a fait de nous ce que nous sommes. Aveuglés l’hiver, apaisés l’été par sa lumière. Peuple avec les humeurs du fleuve à sa fenêtre. Peuple en dents de scie telle une tempête sur la pointe extrême d’Anticosti, des vagues déchaînées sur les côtes de Mont-Louis ou de Sept-Îles. Peuple prompt aux réjouissances, passant de candeur à nostalgie comme une mer étale succède aux grains et aux blizzards. Fleuve fou au goût de liberté. Fleuve amer. Fleuve inlassable. L’immense chemin d’eau, qui s’évase en cornemuse, a accompagné nos victoires et nos défaites et tracé son lit dans nos imaginaires, nos âmes et notre être collectif. Saint-Laurent mon amour se présente sous la forme de récits composant autant de ses chapitres. Récits de vies, contemporaines ou anciennes. Portraits d’hommes et de femmes dont l’existence est emmaillée à lui, le fleuve. Ode aux gens simples, jamais en représentation d’eux-mêmes, offerts comme un grand livre dont les pages tournent avec le vent du large.

Vidéo et publication Facebook sur l’auteure Monique Durand

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Le petit caillou de la mémoire, c’est l’homme face à la nature démesurée. C’est William de la mer et des forêts profondes, qui pêche des saumons, abat des arbres, aime des femmes, cuit au soleil lent de sa vie. Une ode aux gens simples, aux défricheurs. Écriture somptueuse et grâce tranquille, le roman nous entraîne de Saint-Suliac sur Rance aux bords de mer gaspésiens, en passant par Terre-Neuve. J’ai souhaité raconter un peu de cette race d’hommes et de femmes en bois dur en train de disparaître, déjà disparue sous les coups de boutoir des temps qui changent et qui bouleversent tout de nos êtres et de nos us. Simplement dire qu’elle fut, avec ses grandeurs et ses misères. Quelque chose de nous s’éteint avec elle. J’ai aussi voulu raconter, par la médiation d’un petit caillou, la transmission d’une génération à l’autre de la folle furieuse faim de vivre, du sens de la beauté du monde et de la nostalgie, le plus humain des sentiments.