L’année 2019 a été parsemée de péripéties incroyables concernant les traversiers de l’est du Québec.  Du jamais vu !  Cependant, parmi toutes les traverses, une s’est distinguée et a gardé le cap.  Elle a même enregistré des embarquements records avec plus de 38 500 passagers et 15 500 véhicules.  Elle a tout mis en œuvre pour débuter sa saison plus tôt que prévu afin de combler la demande.   Avec quelques traversées annulées causées par les mauvaises conditions météorologiques – et c’est normal ! – la traverse privée de Trois-Pistoles – Les Escoumins mérite notre attention. 

Des hommes, tous pour leur traverse 

Livre d’Aubert Michaud sur l’histoire de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins.

Selon Aubert Michaud, auteur du livre Des hommes et des bateaux :  Historique de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins 1913 à 1997, cette traverse a été « la première à offrir des départs à heures prévues d’avance à tous les jours » à l’est de Québec depuis 1913.  Au tout début, c’était le « bateau de la malle », soit le navire Trois-Pistoles appartenant à messieurs Ernest Rioux et Alfred Sirois. Puis se sont succédés au cours des années bon nombre de capitaines, de propriétaires et de bateaux.  

Cependant, en 1970, le Rapport général de l’étude des transports de l’Est-du-Québec de la firme d’ingénieurs Lalonde et Valois propose « que les services de traversiers de Matane et de Rivière-du-Loup suffisent à satisfaire la demande ; en conséquence, que tout service intermédiaire entre les deux axes soit supprimé. »   Le rapport recommandait donc, tout simplement, la suppression de la traverse de Trois-Pistoles – Les Escoumins.  Il a été avancé que de gros intérêts politiques aient pu orienter ce rapport. Selon le maire actuel de la Ville de Trois-Pistoles, M. Jean-Pierre Rioux, ce traversier a toujours été un mal-aimé pour la simple et bonne raison que dans la région il n’y avait pas assez de votes.  Et c’est aussi ce que laisse entendre Aubert Michaud dans son livre. 

Aubert Michaud, auteur du livre Des hommes et des bateaux – Historique de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins 1913 à 1997 . Capitaine de navire, il a débuté sa carrière d’officier de navigation à bord de L’Héritage I en 1997.  Voir l’entrevue réalisée avec lui ici .
Crédit photo: Caroline Fortier

Ce qui nous frappe en lisant le livre de M. Michaud, c’est la volonté des gens de vouloir conserver ce lien précieux entre le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord et c’est là que le titre du livre prend tout son sens… Des hommes et des bateaux.  Tout au long de son histoire, la traverse enregistre des augmentations d’achalandage et le traversier doit être de plus en plus gros et plus rapide.   À la fin des années ‘60, la traverse est en pleine gloire et avec un maigre octroi de 5000$ par année du gouvernement, l’entreprise s’autofinance et « de Québec à Gaspé, elle est la plus ancienne et la seule rentable »[1]. 

Jusqu’alors, la traverse de Trois-Pistoles avait été dirigée par une ou deux personnes à la fois ; citons Ernest Rioux (1913-1916 environ), Alfred Sirois père (1913-1941), Alfred Sirois fils (1941-1958) et Paul-Émile Lévesque (1958-1972).  Du côté des navire, se sont succédés le Trois-Pistoles (1913-1927), l’Isle Basque (1927-1938), le Trois-Pistoles rénové (1938-1943), le Claudia B. (1943), le M.V. Trois-Pistoles (1944-1961), le Morrisburg (1961) (devenu plus tard la Marjolaine II), le Razade (1963-1966) et le Fleur de Lys II (1968-1971).   

Les deux Le Gobelet d’Argent – Nouvelle ère 

Bien que le capitaine Lévesque, propriétaire de la Compagnie de navigation de Trois-Pistoles limitée fondée en 1961, ait été ébranlé par le rapport Lalonde et Vallois, la population quant à elle ne se laisse pas découragée. Ce sont dix hommes d’affaires de la région qui se lèvent et créent la Compagnie de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins en 1972.  C’est alors qu’au chantier maritime de Les Méchins débute la construction du’un nouveau traversier, Le Gobelet d’Argent (premier du nom) en mémoire des origines du nom de Trois-Pistoles.[2]  Construit avec un fond plat, Le Gobelet d’Argent est idéal pour les opérations au port de Trois-Pistoles qui s’assèche à marée basse.  Il peut accueillir 106 passagers et environ 30 voitures.  Il opérera de 1973 à 1977. Depuis 1975, le traversier effectuait, entre deux traversées, une croisière aux baleines pour accroître ses revenus. Il marqua ainsi le début de cette industrie.[3]

En 1977, il est vendu au Ministère des Transports du Nouveau-Brunswick et est devenu le Lady Menane, un traversier opérant dans la baie de Fundy entre Black’s Harbour et l’Île Grand Manan. En 1990, il avait été revendu à des intérêts de Thunder Bay en Ontario.

Le Gobelet d’Argent (premier du nom)
Crédit : René Beauchamp

En 1977, considérant l’augmentation de la demande, les propriétaires veulent un navire plus gros et plus rapide.  Ils ont donc fait l’acquisition de l’Osborne Castle, un traversier opérant sur les côtes de l’Angleterre et pouvant accueillir 474 passagers et 45 voitures. Ce dernier sera rebaptisé : Le Gobelet d’Argent (deuxième du nom). –  Hé oui ! Il y a bien eu DEUX Le Gobelet d’Argent. Pas Le Gobelet d’Argent I et Le Gobelet d’Argent II, mais simplement Le Gobelet d’Argent pour ces deux différents navires.  Vous me suivez ? –  Ce dernier a été en opération de 1978 à 1989 inclusivement, avant qu’encore une fois, le seul des actionnaires restant de la Compagnie de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins, M. Roger Rioux, ne soit à bout d’énergie et de support dans sa lutte contre les différents paliers gouvernementaux. Le Gobelet d’Argent (2e du nom) sera alors vendu.   Il effectuera ensuite des croisières fluviales.  On le connaît aujourd’hui sous le nom d’AML Cavalier Maxim

La marée et les quais  

Depuis toujours, une particularité de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins demeure la faible profondeur du port de Trois-Pistoles.  En effet, à marée basse, le navire s’échoue.  Ceci fait en sorte qu’il est impossible pour la traverse d’assurer des départs réguliers des deux rives car tous les jours, il faut planifier l’heure des départs en fonction de la marée.  Pour régler le problème, de nombreuses demandes de draguages ont été faites, mais les paliers de gouvernement se sont renvoyés la balle mentionnant que ce n’était pas de leurs responsabilités.   

En ce qui concerne les quais, à quelques reprises, le gouvernement fédéral a acquiescé aux demandes de mise à niveau de ceux-ci.  Par exemple, en 1964, il y a eu l’installation d’un débarcadère mobile pour les voitures et les camions. Puis en 1990-1991, la traverse avait dû suspendre ces activités à cause du mauvais état du quai de Les Escoumins.  Au coût de plus d’un million de dollars, le gouvernement fédéral avait installé des pieux du côté ouest du quai tout en gardant l’accès au débarcadère. Ceci permettait au traversier de s’accoster sur les pieux sans toucher le quai en mauvais état. une installation de fortune qui gardait encore et toujours la CNB en état de dépendance totale des politiciens.

L’Héritage I 

Pendant l’interruption de service de 1990-1991, ce sont 49 investisseurs qui reprennent le flambeau en créant la Compagnie de navigation des Basques inc. (CNB).  Il faut maintenant un bateau… ils se tournent vers Le Gobelet d’Argent (premier du nom).  Ils le renomment L’Héritage I en mémoire de la célèbre téléroman de Victor-Lévy Beaulieu tournée à Trois-Pistoles à la fin des années ’80.  

L’Héritage I arrivant aux Escoumins, septembre 2019. Voir une présentation de la timonerie et de ses instruments de navigation ici.
Crédit : Caroline Fortier

En 1995 et en 1996, des travaux de rénovations majeures sont entrepris. On rallonge le navire de 50 pieds ce qui permettait d’ajouter une dizaine de voitures à bord. Les équipements de sécurité sont transformés afin d’offrir plus d’espace aux passagers. Par exemple, installer des radeaux de sauvetage au lieu des chaloupes et aménager le pont-promenade permet maintenant aux passagers de faire le tour du navire et même de descendre directement sur le pont des véhicules avant.  Puis, le pont-promenade arrière est agrandi et des bancs y sont installés. Sur le pont-promenade avant, des vitres sont posées tout autour pour protéger les passagers du vent et leur offrir une bonne vision du panorama.  

Aubert Michaud termine son livre en 1997.  Que s’est-il donc passé ces 20 dernières années à la traverse de Trois-Pistoles – Les Escoumins?  

La cession des quais 

Jean-Pierre Rioux, maire de la Ville de Trois-Pistoles.
Il a débuté sa carrière politique comme conseiller municipal en 1982.  Dès cet instant, le dossier du traversier fut son cheval de bataille.  Depuis 18 ans, il agit en tant que maire de cette même ville et continue de se battre au nom de sa communauté pour le traversier.  Il a été le président de la Régie intermunicipale des infrastructures portuaires de Trois-Pistoles–Les Escoumins (RIIP) de 2006 à 2015 et président de la Compagnie de navigation des Basques (CNB) de 2007 à 2015.   
Crédit photo : Société d’histoires et de généalogie de Trois-Pistoles

Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles depuis 18 ans et conseiller municipal auparavant, suit de près le dossier de la traverse depuis 1982.  En entrevue, il explique qu’au cours des vingt dernières années, le milieu a dû continuer à se battre pour conserver leur service de traversier car « le bateau de Trois-Pistoles fait partie d’un héritage (…) de notre milieu et ce, d’une génération à l’autre. On ne peut pas vivre sans le voir là, c’est comme ça ». 

Jusqu’en 2004, la CNB a continué d’assurer les traversées.  Cependant, en 2005, le très mauvais état des deux quais force l’arrêt à nouveau.   En effet, l’état du quai des Escoumins est tel qu’il doit être refait complètement.  Du côté de Trois-Pistoles, le quai est moins dangereux, mais demande tout de même une rénovation majeure.   

Drapeau de la Régie intermunicipale des infrastructures portuaires de Trois-Pistoles – Les Escoumins (RIIP) flottant au-dessus de l’embarcadère au quai de Les Escoumins.
Crédit : Caroline Fortier

À cette époque, le gouvernement Chrétien débute le programme de cession des quais et ces deux quais sont inscrits à ce programme.  Dans l’état où ils sont, si personne ne s’en porte acquéreur, ils seront tout simplement détruits. Les municipalité se doivent d’acquérir les quais pour la pérennité de leur traverse. Après quelques variations dans la forme, c’est finalement en tant que Régie intermunicipale des infrastructures portuaires de Trois-Pistoles – Les Escoumins (RIIP), composée de la Ville de Trois-Pistoles, la Municipalité Les Escoumins, la Municipalité de Notre-Dame-des-Neiges ainsi que du Conseil de la Première nation des Innus Essipit, que les communautés ont demandé d’acquérir les quais. Après quelques rebondissements, la RIIP acquière les quais rénovés complètement sous le règne du gouvernement Harper.  

Logo de la Compagnie de navigation des Basques (CNB) sur la cheminée de L’Héritage I.
Crédit : Caroline Fortier

Parfait, les quais sont refaits. Maintenant, il faut un bateau… La Compagnie de navigations des Basques inc. alors endettée par ces trois dernières années sans revenus (mais avec des dépenses!), demande 400 000$ au RIIP pour la maintenance de L’Héritage I et comme fond de roulement et, en cas de refus, il n’y aurait pas de service de traversier cette année-là.  La Régie refuse et réagit en demandant à tous les actionnaires de leur céder leurs actions pour le prix de leur dette.  Après quelques échanges la RIIP est devenue propriétaire majoritaire de la CNB et donc de L’Héritage I.  Ceci signifie donc que la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins appartient depuis ce temps aux communautés qui se sont battues pour elle, soient celles de Trois-Pistoles, Les Escoumins, Notre-Dame-des-Neiges et Essipit.  Une compagnie privée appartenant au public !   

Depuis 2008… 

La reprise du service a repris en 2008 après 3 ans d’arrêt forcé.  Depuis, la traverse Trois-Pistoles –Les Escoumins a continué de générer des profits et l’achalandage est à la hausse.  M. Jean-Pierre Rioux le répète, « cette traverse est la seule qui est rentable dans l’est du Québec dans ses opérations de fonctionnement et ces dernières se font sans aide financière de la part de l’État ».    

Cependant, elle ne peut assumer seule les frais reliés à la cale sèche obligatoire qui a lieu obligatoirement à tous les huit ans afin de respecter les normes de Transport Canada.  Elle a besoin d’un coup de pouce.  C’est pour cette raison qu’elle cherche à se faire reconnaître depuis des années comme traverse complémentaire par la Société des traversiers du Québec (STQ) au même titre que celle de Rivière-du-Loup – St-Siméon.  La STQ a toujours fermé les yeux sur cette possibilité.  Encore dans les années 2000, le rapport Lalonde et Valois semble hanter la traverse Trois-Pistoles–Les Escoumins.   

Malgré tout, avec l’avènement de la Stratégie maritime, L’Héritage I a réussi à s’en sortir jusqu’à maintenant.  Entre autres, grâce à la Stratégie maritime, le système de propulsion a été refait à neuf il y a quatre ans. 

Aujourd’hui (automne 2019), L’Héritage I nécessite d’aller en cale sèche. Le remplacement de 10% des tôles sur le navire est un travail prévu et nécessaire qui frôle les 5 millions de dollars.  La CNB ne possède pas une telle somme.  La Société des Traversiers du Québec (STQ) est allée visiter le navire cet automne.  Le maire de Trois-Pistoles, affirme que « Jamais le gouvernement n’a manifesté une telle ouverture d’esprit et n’a regardé à intégrer et à donner un coup de main à la CNB pour qu’elle puisse survivre dans le temps et faire partie du réseau interrive. »  Il se croise les doigts.  L’avenir de cette traverse est en jeu, une traverse pour laquelle les communautés environnantes se sont impliquées et battues depuis plus de 100 ans pour sa pérennité.  Une décision doit être prise le plus tôt possible si on veut assurer la saison 2020. 

Jean-Philippe Rioux, coordonnateur des opérations maritimes à la Compagnie de navigation des Basques (CNB) et capitaine de L’Héritage I depuis 2018.  Il y a été premier maître à bord de L’Héritage I de 2015 à 2017. Il est ici accompagné de son neveu. Voir l’entrevue réalisée avec lui ici.
Crédit photo: Jean-Philippe Rioux

Le capitaine du navire et coordonnateur des opérations maritimes, Jean-Philippe Rioux, estime qu’après cette cale sèche, et avec tous les travaux qui ont été effectués ces dernières années, que L’Héritage I, bien que ce navire ait 47 ans et soit un peu ‘’vintage’’, demeure encore un excellent navire.  La CNB a encore une vision de 25 ans avec L’Héritage I si les travaux en cale sèche peuvent être effectués évidemment. 

À l’heure où on se parle, les résultats de la nouvelle étude sur les liens interrives desservis par traversiers entre le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord sont attendus ardemment.  Lancée par le ministre des Transports, M. Bonnardel,  au début septembre, cette étude sera menée par la STQ.  Espérons que les conclusions de cette étude, qui seront connues en 2020, viendront enfin éclipser celles du rapport de Lalonde et Vallois qui ont hanté la traverse de Trois-Pistoles depuis si longtemps et qu’elles seront positives pour la traverse Trois-Pistoles–Les Escoumins[4]. 

Des hommes et des bateaux… 

Je reviens au titre du livre d’Aubert Michaud : Des hommes et des bateaux.  Il est fascinant de constater que des communautés puissent se battre ainsi pendant une centaine d’années afin de garder leur traverse sans jamais lâcher.  Le texte est trop court ici pour expliquer toutes les joutes politiques qui se sont déroulées ces 50 dernières années plus particulièrement.   Cette histoire est extrêmement intéressante et inspirante.  Il y aurait place à l’écriture d’une suite au livre de M. Michaud, c’est certain.   

« Si le milieu n’y (le traversier) tenait pas comme si c’était son propre bébé, il serait mort ça fait longtemps.  C’est une volonté du milieu, politique et social. »  

Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles

Avec les problèmes encourus à la traverse de Matane – Baie-Comeau, la STQ a demandé l’aide de la CNB pour débuter leur saison plus tôt que prévue.  L’équipe de la traverse de Trois-Pistoles – Les Escoumins ont trimé dur toute la saison 2019.  Avec des records d’achalandage et plus de 2000 traversées supplémentaires par rapport à 2018, les journées ont été longues, mais le service au rendez-vous.   Aujourd’hui, leur poste est en jeu…  et  « l’héritage » de ces communautés également. 

Espérons que ce sillage traversant le fleuve entre Trois-Pistoles et Les Escoumins sera de nouveau au rendez-vous pour la saison 2020.
Crédit: Caroline Fortier

  • [1] MICHAUD, Aubert, Des hommes et des bateaux : Historique de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins 1913 à 1997, p.20
  • [2] Lire les légendes du Gobelet d’argent: – légende 1 : https://grandquebec.com/legendes-du-quebec/legende-gobelet/  et – légende 2 : http://www.trois-pistoles.net/legendes.php?id=2 ). 
  • [3] Les croisières aux baleines ont cessées vers le milieu des années 80, la traverse ne possédait pas le permis nécessaire à ce type d’excursions.
  • [4] Je tiens à mentionner que je souhaite que cette étude puisse être bénéfique à la traverse Rimouski–Forestville également.

Encore disponible

Il reste des livres de cet historique à vendre. Pour se procurer cet ouvrage d’Aubert Michaud, vous pouvez le contacter par courriel à cette adresse:

aubertamichaud@gmail.com

Deux entrevues réalisées en septembre 2018

L’historique de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins avec l’auteur de »Des hommes et des bateaux : Historique de la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins 1913 à 1997 », le capitaine Aubert Michaud. ICI
Jean-Philippe Rioux, capitaine de L’Héritage I et coordonnateur des opérations maritimes de la Compagnie de navigation des Basques, nous présente son navire et la traverse Trois-Pistoles – Les Escoumins. Enjeux, défis et particularités sont au rendez-vous. ICI

Présentation de la timonerie de L’Héritage I

Visite de la timonerie de L’Héritage I à la traverse de Trois-Pistoles – Les Escoumins par son capitaine, Jean-Philippe Rioux, et apprenez-en davantage sur les instruments de navigation présents sur ce navire. ICI

Deux accidents s’étant produits à cette traverse au cours du temps

1) Le Fleur de Lys II échoué le 16 avril 1971

Une bonne tempête a fait céder les amarres du Fleur de Lys qui était attaché au quai de Trois-Pistoles ce 16 avril 1971. L’échouement du navire sur un fond rocailleux à quelques cent pieds du quai a causé beaucoup de dommages.

Pour consulter l’article du Courrier de Trois-Pistoles et les photos du Fleur de Lys II échoué, cliquer ici: https://www.facebook.com/shgtp/posts/355674855037338

2) Le Gobelet d’Argent le 27 septembre 1973

Dans son premier mois d’opération, Le Gobelet d’Argent (premier du nom) subit un premier incident. Alors qu’un vent d’ouest soufflait très fort, un camion remorque chargé de bois bascule sur d’autres voitures. Le navire maintenant affecté d’une forte gite doit aller s’accoster à Rivière-du-Loup afin de débarquer les passagers. (p.23)

Vous pouvez voir des photos de ce camion basculé sur le pont des véhicules sur le site du Musée du Bas-Saint-Laurent .

Belle manœuvre de L’Héritage I dans la glace

L’Héritage I doit attendre les grandes marées d’automne avant d’aller s’échouer pour l’hiver. L’automne dernier, l’échouage s’est effectué tard en raison des grandes marées présentent qu’à la fin novembre. L’hiver ayant pris tôt, l’année dernière, le navire s’est échoué un 25 novembre forçant le navire à naviguer dans les glaces. Un challenge supplémentaire pour le capitaine. Voyez le vidéo de cette manœuvre réalisée par le capitaine Jean-Philippe Rioux.

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